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TITRE : « L'ILLLUSION COMIQUE
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AUTEUR : Pierre CORNEILLE
GENRE : Comédie
DUREE : 2 heures 15 (avec entr'acte)
NOMBRE DE COMEDIENS ET TECHNICIENS
: 16
ARGUMENT : Pridamant recherche depuis
des années son fils Clindor. En désespoir de
cause et sur les conseils de son ami Dorante, il fait appel
au pouvoir d'un magicien : Alcandre.Celui-ci lui retracera
tout le parcours de son fils depuis son départ pour
en arriver à un dénouement pour le moins inattendu.
CONTRAINTES TECHNIQUES
• PLATEAU :
OUVERTURE : 9 mètres (plus 1 m de dégagement
de chaque côté)
PROFONDEUR : 7 mètres
• LUMIERE ET SON :
Le matériel peut être fourni par la troupe.
LUMIERE : en fonction du lieu de représentation
(plan de feu sur demande)
SOURCE SONORE : CD ou DAT ou PC
PRIX DEMANDé POUR LE SPECTACLE
nous consulter
En outre les organisateurs prennent
à leur charge :
• les frais de transport (en cas de représentations
hors agglomération) sur la base de :
• 0,5 euros du kilomètre pour le transport des
décors (et deux techniciens)
• tarif kilométrique SNCF pour les autres personnes
• l'hébergement lorsque le déplacement
porte sur plusieurs jours
• les frais de publicité et d'organisation
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Dans
« L'ILLUSION COMIQUE », Corneille semble avoir voulu
manifester avec éclat son indépendance de créateur
à l'égard de tout dogme esthétique et technique
. Dans cette comédie il traite avec la plus grande désinvolture
l'unité d'action. L'unité de lieu
n'est pas mieux respectée. Quant à l'unité
de temps, elle est entièrement sacrifiée : l'action
dont Clindor est le héros constitue une sorte de « flash-back
» par rapport au présent dans lequel Alcandre et Pridamant
poursuivent leur dialogue.
« L'ILLUSION COMIQUE » accumule comme par défi
les irrégularités, mais il fallait qu'il y eût
des règles et que Corneille les eût déjà
connues et pratiquées, pour qu'il ait eu l'idée
de les transgresser de façon aussi systématique et
provocante. « L'ILLUSION COMIQUE » témoigne
à sa manière des progrès de la doctrine classique.
On a vainement cherché une pièce espagnole ou italienne
dont le dessein ait pu inspirer à Corneille l'idée
de cet « étrange monstre », comme il qualifie
lui-même sa pièce. Cette définition est excellente
: un monstre, un être qui, réunissant en lui des éléments
que la nature sépare avec soin, échappe à toute
classification. En effet, le principe même de « L'ILLUSION
COMIQUE », c'est l'amalgame de tous les genres,
c'est une sorte de parade où le théâtre
contemporain, sous tous ses aspects, vient se donner en spectacle.
Là réside l'invention de Corneille. Mais il
est bien évident que le principe même de la pièce
suppose l'imitation des différentes formes du théâtre
contemporain, pour ne pas dire leur pastiche. Etudier les sources
de « L'ILLUSION COMIQUE »
c'est faire l'inventaire des pièces et morceaux
qui composent cet habit d'Arlequin dramatique. Et cet inventaire
lui-même nous permet de mettre en évidence la virtuosité
technique de Corneille pour faire tenir ensemble des éléments
disparates, qui par nature n'étaient pas faits pour
coexister dans un même organisme théâtral.
« L'ILLUSION COMIQUE » refuse de se laisser enfermer
dans aucun genre dramatique connu : au contraire, tous viennent
concourir à la constitution d'une pièce qui
semble être un abrégé, ou un résumé
de toute la diversité du théâtre au temps de
Corneille. Dans ce corps composite, on trouve des membres empruntés
à chacun des genres auxquels le public de l'époque
était habitué.
D'ordinaire les «
monstres » vivent peu, et durant leur courte vie n'inspirent
que de l'horreur. Le tour de force de Corneille a consisté
à rendre « L'ILLUSION COMIQUE » non seulement
viable, mais assez vigoureuse pour parvenir jusqu'à
nous.
| Pierre CORNEILLE
(1606 – 1684)
Issu d'une famille bourgeoise, pieuse et économe,
Pierre CORNEILLE est né à Rouen le 6 juin 1606
d'un père avocat au Parlement de Rouen.
Il fit tout d'abord de très brillantes études
chez les Jésuites et, à 18 ans entra comme avocat
stagiaire près de son père : il n'aurait,
dit-on, plaidé qu'une seule fois dans sa vie
!
Très vite CORNEILLE ressent le besoin d'écrire
et en 1629 sa première comédie : « Mélite
» est présentée à Paris par les
comédiens de la troupe de Montdory.
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