ACTUALITE
Représentation Le Vendredi 31 Mars et Samedi 1er Avril 2006 à 20h43 au Théatre de L'Hotel de Ville du Havre
 
L'Illusion Comique
de Pierre Corneille
 

TITRE : « L'ILLLUSION COMIQUE »
AUTEUR : Pierre CORNEILLE
GENRE : Comédie
DUREE : 2 heures 15 (avec entr'acte)
NOMBRE DE COMEDIENS ET TECHNICIENS : 16

ARGUMENT : Pridamant recherche depuis des années son fils Clindor. En désespoir de cause et sur les conseils de son ami Dorante, il fait appel au pouvoir d'un magicien : Alcandre.Celui-ci lui retracera tout le parcours de son fils depuis son départ pour en arriver à un dénouement pour le moins inattendu.

CONTRAINTES TECHNIQUES

• PLATEAU :
OUVERTURE : 9 mètres (plus 1 m de dégagement de chaque côté)
PROFONDEUR : 7 mètres

• LUMIERE ET SON :
Le matériel peut être fourni par la troupe.

LUMIERE : en fonction du lieu de représentation (plan de feu sur demande)
SOURCE SONORE : CD ou DAT ou PC

PRIX DEMANDé POUR LE SPECTACLE

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En outre les organisateurs prennent à leur charge :
• les frais de transport (en cas de représentations hors agglomération) sur la base de :
• 0,5 euros du kilomètre pour le transport des décors (et deux techniciens)
• tarif kilométrique SNCF pour les autres personnes
• l'hébergement lorsque le déplacement porte sur plusieurs jours
• les frais de publicité et d'organisation

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Dans « L'ILLUSION COMIQUE », Corneille semble avoir voulu manifester avec éclat son indépendance de créateur à l'égard de tout dogme esthétique et technique . Dans cette comédie il traite avec la plus grande désinvolture l'unité d'action. L'unité de lieu n'est pas mieux respectée. Quant à l'unité de temps, elle est entièrement sacrifiée : l'action dont Clindor est le héros constitue une sorte de « flash-back » par rapport au présent dans lequel Alcandre et Pridamant poursuivent leur dialogue.

« L'ILLUSION COMIQUE » accumule comme par défi les irrégularités, mais il fallait qu'il y eût des règles et que Corneille les eût déjà connues et pratiquées, pour qu'il ait eu l'idée de les transgresser de façon aussi systématique et provocante. « L'ILLUSION COMIQUE » témoigne à sa manière des progrès de la doctrine classique.

On a vainement cherché une pièce espagnole ou italienne dont le dessein ait pu inspirer à Corneille l'idée de cet « étrange monstre », comme il qualifie lui-même sa pièce. Cette définition est excellente : un monstre, un être qui, réunissant en lui des éléments que la nature sépare avec soin, échappe à toute classification. En effet, le principe même de « L'ILLUSION COMIQUE », c'est l'amalgame de tous les genres, c'est une sorte de parade où le théâtre contemporain, sous tous ses aspects, vient se donner en spectacle. Là réside l'invention de Corneille. Mais il est bien évident que le principe même de la pièce suppose l'imitation des différentes formes du théâtre contemporain, pour ne pas dire leur pastiche. Etudier les sources de « L'ILLUSION COMIQUE »
c'est faire l'inventaire des pièces et morceaux qui composent cet habit d'Arlequin dramatique. Et cet inventaire lui-même nous permet de mettre en évidence la virtuosité technique de Corneille pour faire tenir ensemble des éléments disparates, qui par nature n'étaient pas faits pour coexister dans un même organisme théâtral.

« L'ILLUSION COMIQUE » refuse de se laisser enfermer dans aucun genre dramatique connu : au contraire, tous viennent concourir à la constitution d'une pièce qui semble être un abrégé, ou un résumé de toute la diversité du théâtre au temps de Corneille. Dans ce corps composite, on trouve des membres empruntés à chacun des genres auxquels le public de l'époque était habitué.

D'ordinaire les « monstres » vivent peu, et durant leur courte vie n'inspirent que de l'horreur. Le tour de force de Corneille a consisté à rendre « L'ILLUSION COMIQUE » non seulement viable, mais assez vigoureuse pour parvenir jusqu'à nous.

Pierre CORNEILLE

(1606 – 1684)
Issu d'une famille bourgeoise, pieuse et économe, Pierre CORNEILLE est né à Rouen le 6 juin 1606 d'un père avocat au Parlement de Rouen.

Il fit tout d'abord de très brillantes études chez les Jésuites et, à 18 ans entra comme avocat stagiaire près de son père : il n'aurait, dit-on, plaidé qu'une seule fois dans sa vie !

Très vite CORNEILLE ressent le besoin d'écrire et en 1629 sa première comédie : « Mélite » est présentée à Paris par les comédiens de la troupe de Montdory.

Théatre du Manteau d'Arlequin 20 Rue Masséna 76600 le Havre Tel: (+33) 02 35 49 10 21